Pourquoi ne pas prendre de petit déjeuner fait-il grossir ?

Des chercheurs bri­tan­niques ont analysé les effets du petit déje­uner sur le cerveau au cours de la mat­inée. Les per­son­nes qui saut­ent ce repas seraient davan­tage attirées par les ali­ments gras et sucrés à l’heure du déje­uner.

Pourquoi ne pas prendre de petit déjeuner fait-il grossir ?

Plusieurs études ont déjà démon­tré que les per­son­nes qui saut­ent le petit déje­uner ont plus ten­dance à pren­dre du poids que les autres. Des chercheurs de l’Impe­r­i­al Col­lege Lon­don ont ten­té de com­pren­dre pourquoi en analysant l’activité du cerveau des petits et gros mangeurs du matin. Leurs travaux vien­nent d’être présen­tés à la con­férence de neu­ro­sciences de la Nou­velle-Orléans.

L’expérience menée par l’équipe du doc­teur Tony Gold­stone a été menée sur 21 volon­taires, âgés en moyenne de 25 ans. Le pre­mier jour, ces per­son­nes devaient se présen­ter le ven­tre vide. Les chercheurs leur ont présen­té des images de dif­férents plats et ont, en par­al­lèle, analysé les réac­tions de leur cerveau par IRM. La fois suiv­ante, ils ont réitéré, mais, cette fois-ci, les par­tic­i­pants avaient eu droit à un petit déje­uner com­plet (730 calo­ries), com­posé de tartines et de céréales.

Ver­dict : les sci­en­tifiques ont enreg­istré une activ­ité impor­tante au niveau du cor­tex orbito-frontal, la zone du cerveau qui s’anime quand on pense à un ali­ment que l’on aime, chez les per­son­nes n’ayant pas pris de petit déje­uner, quand on leur présen­tait des images d’aliments gras, type piz­zas ou choco­lat. Les images de plats plus lights, comme le pois­son ou les légumes, ont sus­cité la même activ­ité cérébrale chez les per­son­nes ayant petit-déje­uné que chez elles ayant le ven­tre vide.

Mais l’expérience ne s’est pas arrêtée là ! Après avoir vision­né ces pho­tos, les par­tic­i­pants ont eu droit à un déje­uner au cours duquel ils pou­vaient manger tout ce qu’ils voulaient. Les per­son­nes n’ayant pas pris de petit déje­uner ont avalé, en moyenne, 20 % d’aliments de plus que celles qui avaient mangé le matin.

Les chercheurs ont con­clut que se nour­rir au réveil per­met au cerveau de moins de focalis­er sur des ali­ments rich­es au cours de la mat­inée. Selon le doc­teur Gold­stone, il n’y a pas de secret : « si vous êtes en carence d’énergie, vous n’allez pas per­dre votre temps à manger de la laitue ! ».

Source : reponseatout.com


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