Arrêtez de manger “un peu de tout” !

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« Manger un peu de tout » est le plus sûr moyen de vous pour­rir la san­té. L’alimentation qu’on trou­ve aujourd’hui dans les mag­a­sins (y com­pris bio) est telle­ment déséquili­brée en faveur des pro­duits mau­vais pour la san­té, que si vous mangez « un peu de tout », vous êtes sûr de vous retrou­ver malade, trop gros, trop fatigué, ou trop énervé.

Arrêtez de manger "un peu de tout" !

La règle à suiv­re, c’est de manger le plus pos­si­ble de bonnes choses, et le moins pos­si­ble de mau­vais­es. Cela paraît sim­ple, mais c’est dur.

Des professionnels du marketing payés pour vous faire craquer

Pensez que, pour chaque type de chips, de bon­bon, de bois­son sucrée, il y a un ou plusieurs « chefs de pro­duits », qui tra­vail­lent du lun­di au ven­dre­di, toute l’année, à réfléchir aux moyens de vous en faire acheter plus.

Ces chefs de pro­duits sont générale­ment diplômés d’écoles de com­merce, et sont sous l’autorité d’un « chef de groupe », dépen­dant lui-même d’une direc­tion mar­ket­ing.

Au bout du compte, ce sont des dizaines, et sou­vent même des cen­taines de cerveaux qui étu­di­ent, à temps plein, le « com­porte­ment du con­som­ma­teur » pour trou­ver vos points faibles. Ils con­nais­sent pré­cisé­ment la couleur, la tex­ture, l’odeur, le goût, l’emballage (forme, illus­tra­tions, matéri­au) qui vont vous faire cra­quer.

Chaque semaine, ils doivent jus­ti­fi­er de l’évolution des ventes, et con­cevoir de nou­velles straté­gies pour vous faire céder à la ten­ta­tion de plus en plus sou­vent.

Comment l’amande est devenue une nourriture-poubelle ?

Prenez les aman­des, par exem­ple, l’aliment san­té par excel­lence… à l’origine.

Cro­quer 25 à 50 g d’amandes entières, sim­ple­ment décor­tiquées, fait par­tie d’un mode de vie sain. Cela vous apporte des vit­a­mines du groupe B (surtout vit­a­mine B1, B6 et B9), du mag­né­si­um (par­ti­c­ulière­ment bien assim­ilé), du potas­si­um, du phos­pho­re, du fer, du zinc, du cuiv­re, des pro­téines (2 à 3 g par por­tion) et des fibres. De plus, les aman­des sont rich­es en acides gras mono-insat­urés (68 % de leurs lipi­des) et polyin­sat­urés, ce qui con­tribue à la bonne san­té du cœur et des artères, entre autres bien­faits.

Mais nos rois du mar­ket­ing se sont aperçus que, légère­ment gril­lées, les aman­des craquaient mieux sous la dent. Puis ils ont vu que bien salées, elles fai­saient plus saliv­er. Mais ça ne suff­i­sait pas alors ils ont ajouté un petit goût de fumé, irré­sistible.

Le prob­lème, c’est que des aman­des gril­lées, salées, fumées, n’ont plus du tout les mêmes qual­ités nutri­tion­nelles. Pour faire tenir le sel, il a fal­lu ajouter de l’huile d’arachide (l’huile d’amande est trop chère). La cuis­son a détru­it les pré­cieux acides gras polyin­sat­urés. Beau­coup de vit­a­mines sont per­dues.

Des cen­taines de pro­duits ont subi cette même évo­lu­tion, au point qu’on se demande si le slo­gan « manger un peu de tout » n’a pas été inven­té pré­cisé­ment par ces per­son­nes qui cherchent à vous piéger.

Mais heureuse­ment pour vous, voici trois tech­niques de guéril­las utiles pour sor­tir vivant de votre super­marché.

Le régime arc-en-ciel : « Si c’est blanc, ne le mangez pas. »

Farine blanche, pain blanc, pâtes blanch­es, lait, purée mous­se­line, la plu­part des ali­ments sans couleur franche sont à éviter.

Générale­ment, la pâleur trahit l’absence de nutri­ments essen­tiels : on par­le de « calo­ries vides ».

Votre objec­tif au con­traire doit être d’apporter à votre organ­isme un max­i­mum de :

  • Vit­a­mines
  • Minéraux (dans les bonnes pro­por­tions)
  • Anti-oxy­dants, en par­ti­c­uli­er des polyphénols

Ces nutri­ments se trou­vent prin­ci­pale­ment dans les pro­duits frais et col­orés. Les polyphénols sont ces com­posés qui col­orent les fruits et légumes, et qui leurs per­me­t­tent de résis­ter aux agres­sions extérieures, eux qui n’ont pas la chance de pou­voir se déplac­er quand le soleil tape trop fort. Vous en avez besoin vous aus­si pour lut­ter con­tre les rad­i­caux libres qui altèrent vos cel­lules et vous font vieil­lir, et votre seul moyen de vous en pro­cur­er est de manger des légumes et des fruits col­orés.

Ain­si, le vio­let de l’aubergine et du raisin, le rouge du poivron et de la tomate, le vert des épinards, des choux et des blettes, l’orange de la carotte et du pot­iron, sont-ils d’excellents signes indi­ca­teurs.

Plus votre assi­ette ressem­ble à l’arc-en-ciel, meilleure elle sera pour la san­té, à par­tir du moment bien sûr où ce sont des pro­duits non trans­for­més.

L’index glycémique

Oubliez la fable des sucres lents et sucres rapi­des. C’est le sys­tème le plus trompeur qui ait été inven­té dans le domaine de la nutri­tion, depuis l’époque où l’on recom­mandait de don­ner du vin aux enfants pour les for­ti­fi­er.

Ain­si, la baguette, les pâtes blanch­es et les pommes de terre sont-elles con­sid­érées comme des sucres lents. Mais elles font mon­ter votre niveau de sucre san­guin plus vite encore que le sucre pur !! Pareil pour les bar­res de céréales, les vien­nois­eries, la piz­za, les céréales du petit-déje­uner (par exem­ple, les Corn Flakes, y com­pris sans sucre en poudre ajouté). En effet, les céréales gril­lées (Corn Flakes) ou souf­flées (Rice Krispies, Smacks) font-elles mon­ter votre gly­cémie (sucre san­guin) aus­si vite que le sucre de table. En manger provoque un pic d’insuline, une hor­mone fab­riquée dans le pan­créas et qui trans­forme ce sucre san­guin en mau­vaise graisse. Cette mau­vaise graisse s’accumule en par­ti­c­uli­er au niveau des vis­cères, le pire endroit qui soit. Survient ensuite une hypo­gly­cémie, c’est-à-dire que votre taux de sucre san­guin, après être mon­té trop haut, tombe trop bas, du fait de l’excès d’insuline.

Manger une barre de céréales, c’est comme cro­quer trois morceaux de sucre.

Un crois­sant : 4 morceaux de sucre.

Un bol de céréales : 6 morceaux de sucre.

Une part de piz­za : 6 morceaux de sucre !

Vous devez donc absol­u­ment priv­ilégi­er les ali­ments à index gly­cémique bas, autrement dit les ali­ments qui ne font pas trop mon­ter votre gly­cémie.

Ils ne provo­quent pas de pic d’insuline et donc réduisent le risque de grossir. Ils don­nent un sen­ti­ment de satiété plus durable. Vous ne tombez pas en hypo­gly­cémie après les avoir mangés.

Les ali­ments à index gly­cémique bas sont par exem­ple les légumes verts, les légumes secs, le choco­lat noir riche en cacao, la viande et le pois­son.

Mais dans ce domaine où l’intuition est trompeuse, mieux vaut vous référ­er à une table de l’index gly­cémique des ali­ments. Vous en trou­verez une fiable et gra­tu­ite sur le site montignac.com.

Profitez des baisses de prix

Les pro­duits de sai­son bais­sent forte­ment au moment du pic de pro­duc­tion : cour­gettes aux mois de juil­let-août, tomates en août-sep­tem­bre, raisin en sep­tem­bre. De même, le prix des pois­sons peut forte­ment fluctuer selon les arrivages. Prof­itez-en : non seule­ment vous pay­erez moins cher, mais la qual­ité nutri­tion­nelle de vos ali­ments sera meilleure.

Evitez d’acheter vos fruits et légumes frais hors sai­son : non seule­ment le prix sera plus élevé, mais ils seront sans doute alors cul­tivés sous serre, et de moin­dre qual­ité. Ou alors, ils seront importés par avion de l’hémisphère sud (hari­cots verts d’Afrique du sud), ce qui est mau­vais pour l’environnement.

En revanche, hors sai­son, achetez vos légumes surgelés : bien sou­vent, ils ont été con­di­tion­nés au moment du pic de pro­duc­tion, ce qui aura per­mis au pro­duc­teur de les avoir moins chers et vous vous apercevrez qu’ils coû­tent moins cher qu’au ray­on frais. De plus, un pro­duit surgelé a la même valeur ali­men­taire que son homo­logue frais. Elle est même par­fois meilleure : fruits et légumes surgelés sont sou­vent plus rich­es en vit­a­mines que ceux achetés frais car ils sont surgelés immé­di­ate­ment après la cueil­lette, alors que les frais tran­si­tent dans des cham­bres froides et sur des étals, lieux favor­ables à la destruc­tion de celles-ci.

Atten­tion toute­fois : la surgéla­tion ne stoppe pas le ran­cisse­ment des graiss­es. Plus un pro­duit est gras, plus sa durée de vie sous forme surgelée est courte.


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