Ces aliments qui nous déstressent

Ce n’est pas une révéla­tion : s’alimenter n’importe com­ment a des effets néfastes sur notre san­té physique et il en va de même pour notre état de san­té men­tale et émo­tion­nelle. Le point sur ces ali­ments qui nous font du bien au moral.

Ces aliments qui nous déstressent

Face au stress, nous avons tous la même réac­tion : manger. Et nous sommes 60 % à nous com­porter ain­si. Comme si se gaver était un pal­li­atif à nos angoiss­es. Il est vrai que la nour­ri­t­ure est le pre­mier lien qui unit l’enfant à sa mère : manger pour sat­is­faire un besoin. Le prob­lème est qu’en devenant adultes, nous con­tin­uons à agir ain­si. C’est vrai que sur le coup, cela fonc­tionne, mais très peu de temps finale­ment. Alors, com­ment faire pour dire adieu à nos angoiss­es de façon durable ?

L’oscar au magnésium

Nous sommes très nom­breux à en man­quer ! En effet, l’absence de mag­né­si­um n’inhibe pas la sécré­tion de cor­ti­sol, pre­mier respon­s­able du fac­teur stress. « Ce qui fonc­tionne très bien, c’est tout d’abord de boire une eau riche en mag­né­si­um. Ensuite, les légumes secs (hari­cots, lentilles, fèves, pois) sont con­seil­lés au moins trois fois par semaine. Si on peut ajouter au quo­ti­di­en des ger­mes de blé (deux cuil­lères à soupe) dans un yaourt ou dans une salade, ou bien des graines de lin moulues (une cuil­lère à café) c’est encore mieux ! » Et puis, cet ali­ment qu’on ne con­naît que trop : le choco­lat bien sûr, réputé pour ses ver­tus anti-stress… Ce qui nous arrange bien au demeu­rant. Mais atten­tion, pas n’importe lequel : « Du noir, avec au moins 70 % de cacao. Et pas plus de deux car­rés par jour. » Enfin, pour faire le plein de mag­né­si­um, il ne faut pas oubli­er l’importance des oléagineux, tels qu’amandes, noix ou noisettes, à rai­son d’une poignée par jour, ain­si que les céréales com­plètes (pâtes, riz).

« On trou­ve du mag­né­si­um dans tout ce qui est légumes vert fon­cé. Avec une men­tion par­ti­c­ulière pour les épinards qui restent sans doute l’aliment le plus déstres­sant. Il y a aus­si les bro­co­l­is, la salade, les blettes, les choux verts… En manger quo­ti­di­en­nement serait par­fait. » Et si vrai­ment, vous en voulez plus, vous pou­vez déguster l’eau de cuis­son comme un bouil­lon ; c’est déli­cieux ! Enfin, si vous voulez faire du zèle, n’hésitez pas à faire cuire vos légumes dans une eau minérale très riche en mag­né­si­um : c’est le top !

Histoire d’heure

« Il y a d’abord l’importance du moment de la journée où on se nour­rit, explique la diététi­ci­enne-nutri­tion­niste Laëti­tia Agul­lo. Selon l’heure, cela n’a pas le même effet sur le stress. Cer­tains ali­ments sont effi­caces en fin de journée, quand le corps sécrète de la séro­to­nine (neu­ro­trans­met­teur de la sérénité qui nous amène vers le som­meil, c’est le frein de l’organisme). S’accorder un goûter en fin d’après-midi – avec une banane ou du choco­lat (tous deux rich­es en minéraux et en tryp­to­phane, un acide aminé précurseur de la séro­to­nine) – per­met de stim­uler ce neu­ro­trans­met­teur. »

L’autre ali­ment qui fonc­tionne égale­ment à plein à ce moment de la journée, en vue d’une détente noc­turne est tout ce qui est à base de petit lait : « Une tar­tine de pain sur laque­lle on étale de la brousse, du bruc­cio ou de la ricot­ta, est égale­ment très effi­cace. » Voilà pour ce qui est du goûter. Ce n’est cepen­dant pas suff­isant, quand on manque cru­elle­ment de séro­to­nine.

Out­re le verre de lait et sa cuil­lère de miel au couch­er, remède ances­tral (et néan­moins véri­fié !), il faut donc s’appliquer le soir, au dîn­er, à pour­suiv­re une ali­men­ta­tion anti-stress, si on veut avoir l’espoir de béné­fici­er d’une bonne nuit de som­meil : « L’idéal est un repas végé­tarien : cru­dités, légumes, céréales ou légumes secs sont rich­es en vit­a­mine B et en mag­né­si­um, et agis­sent sur la sécré­tion de la séro­to­nine ». Car le voilà le secret absolu anti-stress : le mag­né­si­um !

N’oubliez pas vos baskets

Tous ces ali­ments dits « anti-stress » font par­tie d’un con­texte glob­al de lutte con­tre les angoiss­es : « En fait, il n’y a pas un seul ali­ment mir­a­cle, pré­cise Laëti­tia Agul­lo. Ce sont plusieurs fac­teurs ali­men­taires mis bout à bout qui vont jouer sur l’état de stress. » Ain­si, même si avec une nour­ri­t­ure adap­tée on obtient de bons résul­tats, il faut par exem­ple adopter une bonne hygiène de vie en pra­ti­quant un sport ou une activ­ité telle que le yoga, ou en s’oxygénant en extérieur (la lumière est très impor­tante pour notre moral). L’exercice réguli­er, en plus d’améliorer notre san­té physique, aug­mente la pro­duc­tion d’endorphines, favor­ables à l’humeur de manière naturelle. Alors, pour pass­er l’été le sourire aux lèvres, et prof­iter de vos vacances en toute sérénité : à vos paniers et à vos bas­kets !


Laisser un commentaire